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	<title>Commentaires sur : La rubrique du dimanche sur le projet culturel en France</title>
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	<description>Une place pour la culture</description>
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		<title>Par : Gérard Francois</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-13</link>
		<dc:creator>Gérard Francois</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 17:14:46 +0000</pubDate>
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		<description>Pour ce qui concerne les USA. Il convient de ne pas oublier la National Endowment for the arts (nea.gov). Il s&#039;agit d&#039;une agence fédérale qui depuis 1963 a octroyé environ 120 000 bourses, et dont le budget 2008 était de 145 millions de dollars. Il s&#039;agit d&#039;une agence gouvernementale qui appuie les arts, depuis des concerts de jazz jusqu&#039;aux assurances pour artistes.
Les États, au sein de l&#039;Union ont aussi leurs systèmes de bourses pour les arts , et c&#039;est aussi le cas des comtés, dont le mien, Fairfax County en Virginie, est particulièrement bien doté
J&#039;ai eu l&#039;occasion de faire un voyage fin décembre 2008 avec la French American Foundation, dont le thème était : Venture Philanthropy.
Il s&#039;agissait d&#039;étudier ce phénomène nouveau aux USA. Au lieu de laisser leur fortune de façon posthume, les jeunes entrepreneurs américains préfèrent la distribuer de leur vivant, mais en veillant à l&#039;administrer avec les méthodes qui leur ont réussi: le capital-risque. Des capital-risqueurs choisissent des projets, gérés par des ONG ou par des collectivitées locales, et s&#039;impliquent dans la gestion.
Il s&#039;agit beaucoup de projets sociaux, notamment scolaires, pour pallier les besoins des comtés ou des quartiers. Certains projets de rénovation urbaine  dans le ghetto de Chicago, avec propriété à la clé ont connu un grand succés. mais la recherche scientifique en bénéficie aussi, comme l&#039;exemple de la lutte contre la tuberculose en Afrique, avec le concours de l&#039;université de Stanford.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce qui concerne les USA. Il convient de ne pas oublier la National Endowment for the arts (nea.gov). Il s&#8217;agit d&#8217;une agence fédérale qui depuis 1963 a octroyé environ 120 000 bourses, et dont le budget 2008 était de 145 millions de dollars. Il s&#8217;agit d&#8217;une agence gouvernementale qui appuie les arts, depuis des concerts de jazz jusqu&#8217;aux assurances pour artistes.<br />
Les États, au sein de l&#8217;Union ont aussi leurs systèmes de bourses pour les arts , et c&#8217;est aussi le cas des comtés, dont le mien, Fairfax County en Virginie, est particulièrement bien doté<br />
J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de faire un voyage fin décembre 2008 avec la French American Foundation, dont le thème était : Venture Philanthropy.<br />
Il s&#8217;agissait d&#8217;étudier ce phénomène nouveau aux USA. Au lieu de laisser leur fortune de façon posthume, les jeunes entrepreneurs américains préfèrent la distribuer de leur vivant, mais en veillant à l&#8217;administrer avec les méthodes qui leur ont réussi: le capital-risque. Des capital-risqueurs choisissent des projets, gérés par des ONG ou par des collectivitées locales, et s&#8217;impliquent dans la gestion.<br />
Il s&#8217;agit beaucoup de projets sociaux, notamment scolaires, pour pallier les besoins des comtés ou des quartiers. Certains projets de rénovation urbaine  dans le ghetto de Chicago, avec propriété à la clé ont connu un grand succés. mais la recherche scientifique en bénéficie aussi, comme l&#8217;exemple de la lutte contre la tuberculose en Afrique, avec le concours de l&#8217;université de Stanford.</p>
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		<title>Par : françois m</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-12</link>
		<dc:creator>françois m</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 16:31:24 +0000</pubDate>
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		<description>Oui, je veux bien croire que l&#039;entreprise inscrit son action de mécénat dans une démarche RSE (et elle y trouve d&#039;ailleurs un intérêt en terme d&#039;image, tu ne crois pas?). Je parlais moi de l&#039;image PERCUE par un certain nombre de consommateurs, et non pas de l&#039;image voulue par l&#039;entreprise mécène...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, je veux bien croire que l&#8217;entreprise inscrit son action de mécénat dans une démarche RSE (et elle y trouve d&#8217;ailleurs un intérêt en terme d&#8217;image, tu ne crois pas?). Je parlais moi de l&#8217;image PERCUE par un certain nombre de consommateurs, et non pas de l&#8217;image voulue par l&#8217;entreprise mécène&#8230;</p>
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		<title>Par : Nicolas MOUTON</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-11</link>
		<dc:creator>Nicolas MOUTON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 14:42:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://nicolasmouton.com/?p=189#comment-11</guid>
		<description>@François, 
Je suis très étonné de ce que tu avances sur l&#039;image perçues des sociétés mécènes. 
&lt;blockquote&gt;Une entreprise qui fait du mécénat aura souvent l’image de vouloir s’approprier image, des valeurs… &lt;/blockquote&gt;

Mais (pour informer ceux qui nous lisent) c&#039;est toi l&#039;expert ici en matière de mécénat ! 
Pour ma part le mécénat s&#039;inscrit complètement dans une logique de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).


Les U.S. : 
Effectivement, il apparaît que le domaine culturel vit &quot;là-bas&quot; -aux U.S.- grâce au financement privé.
Mais de toute manière, comme nous le disons François,  reviendra perpétuellement la question du &quot;Qu&#039;est ce qui est financé ?&quot; ou Quels types de projets sont soutenus ? Pour quelles raisons ? et comme je le disais dans le commentaire précédent : 

&lt;blockquote&gt;&quot;Une part de financement privé du projet culturel français renvient à ce que le projet culturel français soit “administré” par ses “actionnaires” : le privé.&quot;&lt;/blockquote&gt;

C&#039;est pourquoi il est intéressant de constater la création du &quot; Conseil pour la création artistique&quot; dirigé par Marin Karmitz (Ex MK2). Même si on attend encore de savoir concrètement l&#039;objet de la mission de ce Conseil, pour moi tout est dans le titre. Le financement publique baisse, le financement privé augmente avec une attente de ROI de plus en plus présente or... la création ne paye pas... on le sait bien.... N&#039;est-ce pas une mission de service publique ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@François,<br />
Je suis très étonné de ce que tu avances sur l&#8217;image perçues des sociétés mécènes. </p>
<blockquote><p>Une entreprise qui fait du mécénat aura souvent l’image de vouloir s’approprier image, des valeurs… </p></blockquote>
<p>Mais (pour informer ceux qui nous lisent) c&#8217;est toi l&#8217;expert ici en matière de mécénat !<br />
Pour ma part le mécénat s&#8217;inscrit complètement dans une logique de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).</p>
<p>Les U.S. :<br />
Effectivement, il apparaît que le domaine culturel vit &laquo;&nbsp;là-bas&nbsp;&raquo; -aux U.S.- grâce au financement privé.<br />
Mais de toute manière, comme nous le disons François,  reviendra perpétuellement la question du &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est ce qui est financé ?&nbsp;&raquo; ou Quels types de projets sont soutenus ? Pour quelles raisons ? et comme je le disais dans le commentaire précédent : </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Une part de financement privé du projet culturel français renvient à ce que le projet culturel français soit “administré” par ses “actionnaires” : le privé.&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>C&#8217;est pourquoi il est intéressant de constater la création du &nbsp;&raquo; Conseil pour la création artistique&nbsp;&raquo; dirigé par Marin Karmitz (Ex MK2). Même si on attend encore de savoir concrètement l&#8217;objet de la mission de ce Conseil, pour moi tout est dans le titre. Le financement publique baisse, le financement privé augmente avec une attente de ROI de plus en plus présente or&#8230; la création ne paye pas&#8230; on le sait bien&#8230;. N&#8217;est-ce pas une mission de service publique ?</p>
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	<item>
		<title>Par : françois m</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-10</link>
		<dc:creator>françois m</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 12:41:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://nicolasmouton.com/?p=189#comment-10</guid>
		<description>Pour parler des Etats-Unis, l&#039;Etat ne s&#039;est jamais réellement engagé aux côtés de la culture, de par sa politique économique libérale. Ainsi les entreprises ont toujours intégré le fait qu&#039;elles avaient une reponsabilité dans le maintien de la pérennité des organismes culturels publics. Encore aujourd&#039;hui des hommes d&#039;affaires comme Bill Gates soutiennent activement la culture et autres oeuvres caritatives... En France, c&#039;est tout l&#039;inverse: on considère que seul l&#039;Etat peut assurer la maintien de la culture dans son intégralité, par son financement. Une entreprise qui fait du mécénat aura souvent l&#039;image de vouloir s&#039;approprier image, des valeurs... En plus de cette vision très répandue, il me semble que le fait de vouloir &quot;booster&quot; le mécénat avec des avantages fiscaux ne redorera pas cette image, et que la culture restera un &quot;pretexte&quot; pour bénéficier d&#039;avantages divers. 
Nous pourrons évaluer le résultat de la prise en charge de la culture par la sphère privée selon le nombre d&#039;organismes/événements soutenus, et la diversité de ces soutiens... 

Alors, il serait intéressant d&#039;imaginer un système dans lequel le financement de l&#039;Etat et les entreprises pourraient agir ensemble pour la culture. Seulement, la mise en place d&#039;une telle collaboration semble compliquée: sur quels critères l&#039;Etat financerait telle ou telle structure?, un financement dans quelles proportions?, qu&#039;est ce qui fustifierait concrètement une aide de l&#039;Etat pour combler un manque de financements privées? Serait-on obligé de &quot;hiérarchiser&quot; les composantes de la culture en France? 

Qu&#039;en penses-tu Nicolas?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour parler des Etats-Unis, l&#8217;Etat ne s&#8217;est jamais réellement engagé aux côtés de la culture, de par sa politique économique libérale. Ainsi les entreprises ont toujours intégré le fait qu&#8217;elles avaient une reponsabilité dans le maintien de la pérennité des organismes culturels publics. Encore aujourd&#8217;hui des hommes d&#8217;affaires comme Bill Gates soutiennent activement la culture et autres oeuvres caritatives&#8230; En France, c&#8217;est tout l&#8217;inverse: on considère que seul l&#8217;Etat peut assurer la maintien de la culture dans son intégralité, par son financement. Une entreprise qui fait du mécénat aura souvent l&#8217;image de vouloir s&#8217;approprier image, des valeurs&#8230; En plus de cette vision très répandue, il me semble que le fait de vouloir &laquo;&nbsp;booster&nbsp;&raquo; le mécénat avec des avantages fiscaux ne redorera pas cette image, et que la culture restera un &laquo;&nbsp;pretexte&nbsp;&raquo; pour bénéficier d&#8217;avantages divers.<br />
Nous pourrons évaluer le résultat de la prise en charge de la culture par la sphère privée selon le nombre d&#8217;organismes/événements soutenus, et la diversité de ces soutiens&#8230; </p>
<p>Alors, il serait intéressant d&#8217;imaginer un système dans lequel le financement de l&#8217;Etat et les entreprises pourraient agir ensemble pour la culture. Seulement, la mise en place d&#8217;une telle collaboration semble compliquée: sur quels critères l&#8217;Etat financerait telle ou telle structure?, un financement dans quelles proportions?, qu&#8217;est ce qui fustifierait concrètement une aide de l&#8217;Etat pour combler un manque de financements privées? Serait-on obligé de &laquo;&nbsp;hiérarchiser&nbsp;&raquo; les composantes de la culture en France? </p>
<p>Qu&#8217;en penses-tu Nicolas?</p>
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	<item>
		<title>Par : Nicolas MOUTON</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-9</link>
		<dc:creator>Nicolas MOUTON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 00:44:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://nicolasmouton.com/?p=189#comment-9</guid>
		<description>Tout d&#039;abord merci de ton message.

Je partage en grande partie ton passage sur la nécessité d&#039;un action de sauvegarde du patrimoine culturelle. Qui ne partagerait pas cette idée que la culture est essentielle et que le patrimoine qui fait notre culture nous appartient (en droit et en devoir) ?!

Je reviens seulement sur une stratégie claire et identifiée des actes de mécénat.
J&#039;ai encore du mal (et je le prouverai ! lol) que le mécénat est un réflexe naturel de la sphère publique.
En effet, je te démontrerai qu&#039;effectivement le financement direct de l&#039;état a baissé dans le projet culturel.
Mais je te démontrerai que c&#039;est un effet mécanique :

En proposant  aux entreprises des crédit d&#039;impôts sur les actes culturels (mécénat, sponsoring, achat d&#039;œuvres, restauration, ...) il y a une volonté du publique de laisser le financement du culturel au privé.
Ce n&#039;est pas pour autant que le financement effectif des projets culturels a baissé, c&#039;est juste que &quot;le nom du chéquier&quot; a changé.

Là ca devient problématique :

Une part de  financement privé du projet culturel français renvient à ce que le projet culturel français soit &quot;administré&quot; par ses &quot;actionnaires&quot;  : le privé.
Et, qu&#039;effectivement sans jugement normatif de &quot;bien&quot; ou &quot;pas bien&quot;, cea laisse supposé que les intérêts des entités privés passeront avant les intérêts commun et nationaux que le pouvoir public est censé défendre.

Enfin dernier point, même si le mécénat est une longue tradition française, il révèle le passage décrit plus haut : Les projets &quot;mécènés&quot; jouaient la faveur des mécènes.


&lt;strong&gt;De plus, à la question &quot;le mécénat est-il un acte naturel de la sphère prive ?&quot;&lt;/strong&gt;
Dans le système fiscal français actuel, le mécénat est largement dépendant de l&#039;imposition (et de son taux) des sociétés (François, Infirme si j&#039;ai tort)
Je ne sais plus qu&#039;elle Président américain (je crois que c&#039;est FDR .. faut que j&#039;ouvre mon mémoire ^^) a baissé fortement le taux d&#039;imposition des sociétés et on a pu constater une baisse aussi importante (voir plus) des actes de mécénat sur la même période. 

C&#039;est bien le reflet qu&#039;il y a une forte corrélation entre le mécénat et la pression de l&#039;impôt, qui lui enlève tous côtés spontané et naturel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d&#8217;abord merci de ton message.</p>
<p>Je partage en grande partie ton passage sur la nécessité d&#8217;un action de sauvegarde du patrimoine culturelle. Qui ne partagerait pas cette idée que la culture est essentielle et que le patrimoine qui fait notre culture nous appartient (en droit et en devoir) ?!</p>
<p>Je reviens seulement sur une stratégie claire et identifiée des actes de mécénat.<br />
J&#8217;ai encore du mal (et je le prouverai ! lol) que le mécénat est un réflexe naturel de la sphère publique.<br />
En effet, je te démontrerai qu&#8217;effectivement le financement direct de l&#8217;état a baissé dans le projet culturel.<br />
Mais je te démontrerai que c&#8217;est un effet mécanique :</p>
<p>En proposant  aux entreprises des crédit d&#8217;impôts sur les actes culturels (mécénat, sponsoring, achat d&#8217;œuvres, restauration, &#8230;) il y a une volonté du publique de laisser le financement du culturel au privé.<br />
Ce n&#8217;est pas pour autant que le financement effectif des projets culturels a baissé, c&#8217;est juste que &laquo;&nbsp;le nom du chéquier&nbsp;&raquo; a changé.</p>
<p>Là ca devient problématique :</p>
<p>Une part de  financement privé du projet culturel français renvient à ce que le projet culturel français soit &laquo;&nbsp;administré&nbsp;&raquo; par ses &laquo;&nbsp;actionnaires&nbsp;&raquo;  : le privé.<br />
Et, qu&#8217;effectivement sans jugement normatif de &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;pas bien&nbsp;&raquo;, cea laisse supposé que les intérêts des entités privés passeront avant les intérêts commun et nationaux que le pouvoir public est censé défendre.</p>
<p>Enfin dernier point, même si le mécénat est une longue tradition française, il révèle le passage décrit plus haut : Les projets &laquo;&nbsp;mécènés&nbsp;&raquo; jouaient la faveur des mécènes.</p>
<p><strong>De plus, à la question &laquo;&nbsp;le mécénat est-il un acte naturel de la sphère prive ?&nbsp;&raquo;</strong><br />
Dans le système fiscal français actuel, le mécénat est largement dépendant de l&#8217;imposition (et de son taux) des sociétés (François, Infirme si j&#8217;ai tort)<br />
Je ne sais plus qu&#8217;elle Président américain (je crois que c&#8217;est FDR .. faut que j&#8217;ouvre mon mémoire ^^) a baissé fortement le taux d&#8217;imposition des sociétés et on a pu constater une baisse aussi importante (voir plus) des actes de mécénat sur la même période. </p>
<p>C&#8217;est bien le reflet qu&#8217;il y a une forte corrélation entre le mécénat et la pression de l&#8217;impôt, qui lui enlève tous côtés spontané et naturel.</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Par : françois m</title>
		<link>http://nicolasmouton.com/2009/la-rubrique-du-dimanche-sur-le-projet-culturel-en-france/comment-page-1/#comment-8</link>
		<dc:creator>françois m</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 23:39:35 +0000</pubDate>
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		<description>Tout d&#039;abord, concernant les liens entre les sphères politique et culturelle, il est important de noter que notre pays (presque) toujours soutenu financièrement la culture pour la sauvegarde et l&#039;entretien des musées et des œuvres... Les œuvres culturelles recèlent l&#039;histoire d&#039;un pays, son fonctionnement, ses règles/normes, et il semble qu&#039;elles représentent un moyen pour les gouvernements respectifs de justifier telle ou telle action politique, économique, sociale, avec ces œuvres à l&#039;appui (littéraires notamment)... Il est donc indispensable de garder une trace du passé et de rebondir dessus dans le présent. Rien ne doit tomber dans l&#039;oubli (Le camp d&#039;Auschwitz à besoin en ce moment de 120 M d&#039;euros pour des travaux de rénovation, justement pour respecter le devoir de mémoire.) 
Nous arrivons aujourd&#039;hui à une période charnière au cours de laquelle les acteurs culturels se retrouvent livrés à eux-mêmes (les montant des subventions publiques ne cessant pas de diminuer...). Ils sont donc forcés de se tourner vers des acteurs privés, et la rencontre entre les sphères publique et privée peut révéler de grandes différences culturelles, et un manque de compréhension entre les différentes parties...    

Le soutien d&#039;un projet culturel par une entreprises nécessite aujourd&#039;hui de l&#039;avoir inscrit dans une stratégie d&#039;entreprise claire, facilement identifiables par les consommateurs qui demeurent encore aujourd&#039;hui relativement méfiants par rapport aux actions de mécénat pratiquées par les entreprises (une stratégie floue impliquera des soutiens sans fil conducteur, au coup-par-coup et les consommateurs ne croiront que difficilement à l&#039;engagement philanthropique de l&#039;entreprise mécène.   

Il ne faut pas se poser la question de savoir s&#039;il est &quot;bien&quot; ou &quot;pas bien&quot; que les entreprises privées soutiennent des projets culturels. Le fait est que la sphère publique sera incapable de soutenir tous les projets culturels qui verront le jour les prochaines années. Les entreprises sont aujourd&#039;hui les seules à pouvoir soutenir la quasi-totalité les projets. Reste une question essentielle à se poser: alors que l&#039;Etat était jusqu&#039;à présent garant de la pérennité des établissements culturels, un type de culture peu &quot;tendance&quot; arrivera-t-il à séduire une entreprise et à être soutenu? Une chose est sûre: les organismes vont de plus en plus entrer dans une logique &quot;marchande&quot;, avec les postes marketing et communication qui vont prendre une place de plus en plus importante.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d&#8217;abord, concernant les liens entre les sphères politique et culturelle, il est important de noter que notre pays (presque) toujours soutenu financièrement la culture pour la sauvegarde et l&#8217;entretien des musées et des œuvres&#8230; Les œuvres culturelles recèlent l&#8217;histoire d&#8217;un pays, son fonctionnement, ses règles/normes, et il semble qu&#8217;elles représentent un moyen pour les gouvernements respectifs de justifier telle ou telle action politique, économique, sociale, avec ces œuvres à l&#8217;appui (littéraires notamment)&#8230; Il est donc indispensable de garder une trace du passé et de rebondir dessus dans le présent. Rien ne doit tomber dans l&#8217;oubli (Le camp d&#8217;Auschwitz à besoin en ce moment de 120 M d&#8217;euros pour des travaux de rénovation, justement pour respecter le devoir de mémoire.)<br />
Nous arrivons aujourd&#8217;hui à une période charnière au cours de laquelle les acteurs culturels se retrouvent livrés à eux-mêmes (les montant des subventions publiques ne cessant pas de diminuer&#8230;). Ils sont donc forcés de se tourner vers des acteurs privés, et la rencontre entre les sphères publique et privée peut révéler de grandes différences culturelles, et un manque de compréhension entre les différentes parties&#8230;    </p>
<p>Le soutien d&#8217;un projet culturel par une entreprises nécessite aujourd&#8217;hui de l&#8217;avoir inscrit dans une stratégie d&#8217;entreprise claire, facilement identifiables par les consommateurs qui demeurent encore aujourd&#8217;hui relativement méfiants par rapport aux actions de mécénat pratiquées par les entreprises (une stratégie floue impliquera des soutiens sans fil conducteur, au coup-par-coup et les consommateurs ne croiront que difficilement à l&#8217;engagement philanthropique de l&#8217;entreprise mécène.   </p>
<p>Il ne faut pas se poser la question de savoir s&#8217;il est &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;pas bien&nbsp;&raquo; que les entreprises privées soutiennent des projets culturels. Le fait est que la sphère publique sera incapable de soutenir tous les projets culturels qui verront le jour les prochaines années. Les entreprises sont aujourd&#8217;hui les seules à pouvoir soutenir la quasi-totalité les projets. Reste une question essentielle à se poser: alors que l&#8217;Etat était jusqu&#8217;à présent garant de la pérennité des établissements culturels, un type de culture peu &laquo;&nbsp;tendance&nbsp;&raquo; arrivera-t-il à séduire une entreprise et à être soutenu? Une chose est sûre: les organismes vont de plus en plus entrer dans une logique &laquo;&nbsp;marchande&nbsp;&raquo;, avec les postes marketing et communication qui vont prendre une place de plus en plus importante.</p>
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